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Meilleurs voeux pour 2009

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par Patrick Augé

Published Online

Traduction française: Patrick Augé

Le 8 décembre 2008

Chers élèves, chers parents, chers amis:

Voici 2008 qui s’achève et le moment est venu de réfléchir sur cette année remplie de nombreux évènements, non seulement dans le monde, mais aussi au Yoseikan. Un de ces évènements fut le retour des cendres de Mochizuki Sensei de France au Japon et le récent décès de Tezuka Akira Sensei.

Cette année nous avons célébré le cinquième anniversaire commémoratif du départ de Maître Mochizuki ainsi que le dépôt de ses cendres auprès de celles de son épouse selon ses souhaits. Il y a vingt trois ans, alors que nous restions ensemble dans un hôtel, je lui avais demandé comment il voulait ses funérailles. « Faites cela au dojo, portez vos dogi (costume d’entraînement), faites une bonne pratique puis mangez et buvez joyeusement tous ensemble, » fut sa réponse…..

Pour ce qui est de Tezuka Sensei, le cancer du foie fut la cause de sa mort. Il avait 63 ans. Tezuka Sensei agit en tant que bras droit de Mochizuki Sensei pendant bien des années. A maintes reprises il voyagea avec lui en tant qu’assistant et plus tard, en tant que représentant du Maître qui avait cessé de voyager. Il géra les affaires nationales et internationales du Yoseikan tout en demeurant conscient des intérêts du groupe, ce qui démontrait sa compréhension du principe de la prospérité mutuelle. Il avait pour habitude de toujours se tenir en fonction de ses décisions, qu’elles soient populaires ou non.

Après le départ de Mochizuki Sensei, la direction du Yoseikan fut re-localisée en France, et Tezuka Sensei prit la direction du Seifukai du Japon, c’est-à-dire du groupe d’élèves directs de Maître Mochizuki, groupe qui demeura fidèle à son enseignement.

Tezuka Sensei tenait aussi un poste de haut fonctionnaire à la mairie de la ville de Shizuoka et devint directeur du parc zoologique de Shizuoka après sa retraite.

En tant que pratiquant d’aïkido, Tezuka Sensei maîtrisa les enseignements essentiels de Mochizuki Sensei et savait utiliser son corps léger et de petite taille avec un timing et une concentration peu communs, preuve de sa compréhension du principe de la meilleure utilisation de l’énergie. Tezuka Sensei apparut lors du Second Friendship Demonstration du 25 octobre 1986 organisé par Aikido Journal. On peut aussi le voir sur plusieurs vidéos diffusées sur Internet.

En ce qui me concerne, je connais Tezuka Sensei pour sa générosité et son aptitude à donner sans rien attendre en retour. Voici quelques anecdotes qui valent la peine d’être mentionnées.

Tezuka Sensei venait toujours nous accueillir après notre arrivée au dojo et se trouvait immanquablement sur le quai de la gare pour nous souhaiter bon voyage lors de notre départ. Il restait souvent tard après l’entraînement pour enseigner et faire répéter un kata ou une technique jusqu’à ce qu’on puisse les faire correctement. Puis il emmenait fréquemment les élèves dans un restaurant des environs (le Royal Host) pour un mondo (période de questions et de réponses).

C’est après qu’il devint évident que de nombreux étrangers avaient abusé de sa gentillesse par le fait qu’ils négligeaient de lui écrire ou de contribuer en quoi que ce soit au Yoseikan après leur retour chez eux, que je lui fit part de mon inquiétude due au fait qu’une telle gentillesse peut encourager incompréhension et abus lorsqu’on prend soin des gens sans connaître leurs vraies intentions.

« On ne sait jamais, l’un d’eux pourrait se réveiller ! » fut sa réponse.

Il savait écouter les autres sans nécessairement être d’accord.

Une autre fois, nous étions ensemble à un stage avec un autre shihan. Nous nous trouvions face à une situation où un examen de dans avait été ajouté au stage, cela en dépit des ententes que nous avions eues auparavant. Les candidats étaient déjà alignés dans le gymnase, tentative qui consistait à nous forcer la main. –Je connaissais bien ce genre de situation : on est aux petits soins pour vous, gastronomie, vins et distractions et les « Oui Sensei ! » à tout ce que vous dites. Alors vous pensez avoir trouvé les élèves idéaux, ceux qui ont la bonne attitude ! Puis ils demandent à être testés. Ensuite ils écoutent attentivement vos corrections et vos commentaires… Après qu’ils aient reçu leurs certificats portant la signature de Maître Mochizuki, vous n’avez plus de nouvelles d’eux, jusqu’à ce qu’ils pensent qu’est venu le temps d’un autre examen de grade…..

Nous eûmes une courte réunion dans le hall. Tezuka Sensei était fâché. L’autre shihan et moi l’avions presque convaincu d’annuler l’examen et de continuer avec le séminaire lorsqu’il observa quelques secondes de silence puis il dit : « Je suis l’aîné des shihan, ici! Finies les discussions ! Nous faisons l’examen! » Plusieurs années plus tard, je lui demandai s’il avait eu des nouvelles de ces gens-là. « Non, » fit-il, « croyez-vous que c’était une erreur? Maintenant au moins on sait ce qu’ils sont réellement! »

Cela coïncidait bien avec l’enseignement de Mochizuki Sensei selon lequel les décisions parfaites n’existent pas et que c’est l’intention derrière la décision qui déterminera notre habileté à gérer les conséquences de cette décision.

Tezuka Sensei eut à faire face à toutes sortes de crises et de défis, aussi bien à la maison qu’au travail et au dojo, qui auraient très bien pu lui donner des excuses pour abandonner budo (la voie martiale) et ses responsabilités en tant que dirigeant de budo. Il réagissait toujours avec équanimité ; quelle que soit la situation. Il savait rester présent, enthousiaste, poli et aimable. Il pouvait montrer sa colère, mais elle était de courte durée, juste assez pour susciter l’attention de quelqu’un. Aucune rancune. Il pardonnait mais se souvenait. Cela montrait vraiment ses qualités en tant qu’être humain et professeur. Il était la preuve vivante qu’il est possible de gérer sa vie en équilibrant famille, profession et études.

La plupart de nos anciens élèves furent momentanément exposés à Tezuka Sensei, soit lors de séjours d’étude au Yoseikan, soit lors de stages. Pour nous, il représentait le devoir, la loyauté et le courage, les trois qualités interdépendantes du bushi (samurai) que Mochizuki Sensei nous enseigna à cultiver et à adapter à la société contemporaine. Pour Kaoru Sensei et moi, il fut un mentor et un ami ; son départ nous affecte tous.

Je répète souvent que le Yoseikan de Mochizuki Sensei est une espèce en voie de disparition. C’est une voie moins pratiquée pour beaucoup parce qu’elle exige tout d’abord un engagement personnel et inconditionnel, et particulièrement de la part de ceux qui enseignent et dirigent. Le budo considère la vie quotidienne comme un champ de bataille. « Attends-toi à l’imprévu et tu ne seras pas surpris, » m’avait une fois dit Aguin Sensei, mon premier professeur de battojutsu (techniques pour dégainer le sabre rapidement.) Après avoir médité sur ces mots pendant plusieurs années, j’y ajoutai : « et alors tu seras prêt à fonctionner en mode solution et à faire face à toute crise ! »

Certains élèves ainsi que leur entourage rendent le budo responsable de leurs difficultés. Pour eux l’aïkido –ou tout autre art martial—n’est qu’une activité exotique qui devrait toujours être plaisante, fascinante et jamais monotone. Qu’ils pratiquent avec obsession ou indolence, leurs attentes ne se matérialisent jamais. Ils présument que louanges, grades et autres récompenses devraient automatiquement résulter de leur participation et de ce qu’ils pensent être les attentes de leur professeur. Leur erreur est de voir leur pratique comme un but et non un moyen. Que penserions-nous d’un ouvrier qui rendrait ses outils responsables de la mauvaise qualité de son travail ? Il en est de même pour le budo : c’est un outil et non une fin.

Nos intentions colorent nos actions. Cela signifie que nos intentions devraient venir de notre compréhension et non de nos émotions. Les émotions existent toujours ; elles nous rappellent notre condition humaine. Par un entraînement constant, nous apprenons à détecter et à reconnaître leur existence au bon moment, afin de les intercepter avant qu’elles prennent trop d’élan et deviennent incontrôlables.

En tant que sogo budo (voie martiale composée) le Yoseikan Budo enseigné par Mochizuki Sensei inclut aussi la pratique de la méditation. Cela peut aller de quelques minutes, comme dans les classes d’enfants, à de plus longues périodes chez les adultes. Le but est d’apprendre à être présent dans l’ici et le maintenant et à développer la concentration. Une fois que nous sommes capables de maintenir notre attention sur un objet, nous pouvons aller de plus en plus profondément dans nos pensées et mieux comprendre pourquoi les autres et nous, nous comportons, parlons et pensons de la manière dont nous le faisons.

Il nous est alors possible de déterminer nos objectifs en fonction de cela. Quand nous sommes conscients de nos intentions, notre vision devient claire et nous aidera à choisir les moyens appropriés. Lorsqu’une crise survient, nous sommes en mesure de prendre de meilleures décisions, tout en maintenant notre vision présente dans notre esprit. Mais si notre vision est faible, elle va s’évanouir et nous allons alors prendre des décisions qui mettront en péril notre capacité de réanimer cette vision. On voit cela dans le cas d’élèves qui, après des années d’entraînement, abandonnent soudainement ou changent pour une voie plus facile. Et cela a un effet non seulement sur ces élèves eux-mêmes, mais aussi sur bien d’autres qui jamais n’auront la chance de bénéficier de leur expérience ou se fourvoieront dans la mauvaise direction, tout en croyant que ces gens leurs enseignent le vrai budo. C’est ce qui arrive lorsqu’on ne se concentre que sur la partie technique et physique du budo (gi, tai) tout en négligeant l’aspect mental (shin).

Voici quelques conseils pratiques destinés à aider les élèves à développer la motivation en accord avec les autres formes d’entraînement :

La motivation n’est pas un phénomène dû à la chance. Elle vient de la passion et elle se cultive par un entraînement quotidien. La passion et l’amour sont fondamentalement similaires, une flamme intérieure qui brûle éternellement. La passion diffère de l’obsession, tout comme l’amour diffère de l’attachement matériel. Elle consiste à se développer soi-même et à partager pour le bien commun.

La folle du logis peut avoir un effet négatif sur la motivation lorsqu’on néglige de la contrôler et nous donne ce sentiment d’incompétence et de désespoir de la victime. Je trouve que la plus grande difficulté à surmonter pour les élèves de budo et qui les empêche de dépasser le niveau des débutants est cette conviction profonde de leur inaptitude, que quelque chose ne va pas chez eux et que la solution doit venir d’autre part !

Lorsque de telles pensées nous viennent, il nous faut les intercepter immédiatement ; nous les « respirons jusqu’à ce qu’elles s’évanouissent » et les remplaçons par le genre de pensées que nous voulons produire.

Qu’y a-t-il de plus facile pour produire un résultat désiré ?

·De me dire de ne pas oublier ou de me dire de me souvenir ?

·De dire « je ne peux pas » ou de dire « je vais trouver un moyen de le faire ? »

·De dire « je vais essayer » (l’excuse en cas d’échec) ou de dire « je vais faire de mon mieux ? »

·De dire « je n’abandonnerai pas » ou de dire « je continuerai ; toutes les émotions passent ? »

Nous pouvons trouver d’autres applications en fonction de nos besoins. L’essentiel ici est de remplacer le bavardage intérieur de l’auto sabordage par des mots qui disent ce qu’il faut faire. Au début, c’est difficile ; d’abord occasionnellement, puis de plus en plus souvent, nous nous surprenons à penser et à parler négativement, ce qui est un signe d’éveil. Cet entraînement nous mène à une prise de conscience de plus en plus vive de nos pensées, puis nous commençons à remarquer un changement dans notre mode de raisonnement et de nos expressions.

·On peut renforcer le développement de l’éveil en observant attentivement l’ensemble des règles du dojo, non comme une obligation, mais comme un ensemble de directives destinées à nous rendre conscients de l’existence des autres et des conséquences de notre attitude vis-à-vis d’eux ainsi que sur nous-mêmes. Par exemple : Participer aux classes qui vous sont affectées doit être votre priorité. Les élèves qui changent fréquemment de classes de façon à accommoder leur horaire ont du mal à maintenir leur assiduité, dû au fait que chaque classe progresse à un rythme différent. Cela mène à la confusion, à la négation de responsabilité, puis au découragement. Par contre les ceintures noires devraient inclure le changement dans leur entraînement afin d’améliorer leur habileté à s’adapter à toutes sortes de partenaires de même qu’à partager leur expérience avec les autres.

·Avertissez votre professeur de vos absences, demandez à rattraper ce qui a été perdu. Cela vous aidera à établir un engagement résolu dans votre esprit. Votre professeur et les autres élèves le remarqueront et vous prendront plus au sérieux. Il arrive aussi que les élèves les plus réguliers manquent des entraînements, mais ce qui fait la différence avec les autres, c’est la manière dont ils gèrent les causes et les conséquences de leurs absences.

·Dites la vérité à votre professeur. Cela vous aidera à voir clair en vous-même et à garder l’esprit en paix. Lorsque nous faisons semblant, mentons ou invoquons de fausses excuses, nous faisons aussi de notre professeur un menteur, parce que ses conseils seront alors basés sur les informations erronées que nous lui avons données. Par conséquence nous rejetterons inconsciemment ses conseils et perdront confiance et respect envers lui. Cela constituera la preuve du mensonge.

·Lorsque vous entrez ou partez du dojo, annoncez-le clairement en vous exprimant du fond de vos poumons (kiai). Déposez à la porte avec vos souliers, vos affaires et inquiétudes quotidiennes. De même, saluez ceux qui entrent et sortent, accueillez les visiteurs et invitez les à s’asseoir et à observer la classe. Cela vous aidera à développer le sens de l’éveil, la conscience de l’existence des autres et comment leur existence rend la nôtre possible, ce qui est la définition du respect.

·Développez une compréhension claire de ce que vous étudiez, vos objectifs et vos intentions. Développez l’habileté de l’expliquer clairement à ceux qui demandent et d’une manière qu’ils puissent comprendre et se souvenir. Evitez les bavardages inutiles et les ragots. Remplacez cela par des conversations qui traitent de ce qui est vraiment important dans la vie. Participez à des mondo lorsque vous en avez la chance. Au début, vous pouvez vous sentir gêné, mais tout comme dans le cas d’une langue étrangère, on se familiarise par la pratique. Au Yoseikan, les séances de mondo avec le Maître Mochizuki se tenaient le dimanche après-midi. Nous continuons cela ici avec nos élèves avancés, les samedis depuis notre arrivée en Amérique du Nord. L’objectif est de développer notre habileté à penser et parler de sujets abstraits tels que la spiritualité, la morale, la pratique, l’expérience, etc., de façon à établir une solide fondation pour notre entraînement.

·Lorsqu’on vous demande de participer à une tâche quelconque, libérez votre esprit de toute attente, voyez-le comme une contribution à votre dojo. C’est une qualité très importante à cultiver dans notre société obsédée à la fois par le profit et la perte.

·Finalement un conseil pour les parents : s’il est clair pour vous que quelque chose est bon pour vos enfants et leur avenir, faites-le leur faire! En tant qu’adultes, nous sommes en avance sur nos enfants par l’expérience et le jugement. Les enfants choisiront toujours ce qui leur convient maintenant, à n’importe quel prix, parce qu’ils ne peuvent pas voir ce qu’ils ne savent pas ; mais nous, nous le pouvons. Par conséquent nous avons le devoir de décider pour eux si cela est nécessaire et de renforcer nos décisions. Si nous avons la volonté d’adapter notre style de vie aux besoins de nos enfants, voilà une leçon d’amour qui demeurera en eux et continuera dans les générations à venir. Cela prend de la patience et du courage. Mais le courage, n’est-ce pas l’habileté d’agir de manière consistante en fonction de notre devoir et ce que nous considérons juste ? Le courage résulte de la compréhension et diffère de la témérité qui, elle, s’exprime par des actes mal pensés et souvent spectaculaires mais éphémères. Pour ce qui est des enfants, il se peut que nous ne voyions pas de résultats manifestes immédiatement –en dépit de nos attentes. Ils peuvent même se rebeller : (« Mes copains ne sont pas forcés de faire ça ! »), mais nous devons nous en tenir à nos décisions sans fléchir. Durant mes quelques trente années d’enseignant, j’ai suivi des élèves de l’enfance à l’âge adulte et j’ai remarqué qu’être exposé à certaines activités et expériences de qualité, tôt dans la jeunesse fera toute une différence plus tard. Si l’on peut dire que l’ignorance engendre l’ignorance, on peut aussi conclure que la sagesse engendre la sagesse…

Ces thèmes ne sont que des idées de base à discuter entre élèves jusqu’à ce qu’ils se familiarisent avec ces sujets et développent leur propre compréhension.

Tous ne sont pas appelés à l’enseignement, mais chacun peut y participer et partager. Il nous faut opérer en dedans de nos capacités, là où nous pouvons être rentables et heureux. Lorsqu’une personne essaye de fonctionner au-delà de ses capacités, cela va immanquablement aboutir à l’échec et causer du dommage à tout le groupe. Nombreux sont ceux qui veulent devenir shihan mais peu sont prêts à accepter le poids des responsabilités, des sacrifices, de la modestie et de la solitude, qui dépasse de beaucoup les privilèges. Il faut la passion, la vision, et la volonté de faire ce qui est nécessaire quelles que soient les circonstances et les conditions d’entraînement. C’est la raison pour laquelle nous devons encourager ceux qui ont talent et détermination. Le futur du Yoseikan en dépend.

Une fois un jeune enseignant demandait : « Serai-je un jour meilleur que mon professeur ? » Un ancien lui répondit : « Ce n’est pas à toi de décider cela ; c’est après que tu seras dans l’au-delà que les autres jugeront ! » Si un élève dépasse son professeur, cela ne fait qu’augmenter la grandeur du professeur.

Kaoru Sensei se joint à moi pour vous souhaiter à tous des fêtes paisibles et une joyeuse nouvelle année. Merci encore de votre confiance continuelle et de votre support dans notre mission.

Patrick Augé et Kaoru Sugiyama

Le dojo de Torrance sera fermé pour les fêtes à partir du samedi 20 décembre et rouvrira le lundi 5 janvier 2009.

Je dirigerai le 24ème stage annuel de Noël au dojo de mon premier professeur (M. Michel Bourgoin) organisé par son fils Frédéric, les 22 et 23 décembre à Amiens, France.

Le kangeiko (entraînement d’hiver) aura lieu du 18 au 24 janvier 2009.

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Amitiés à tous.

Patrick Augé